Sous le bâillon, à la dernière minute, le gouvernement libéral a décidé de retirer un droit fondamental aux travailleuses et travailleurs des centres locaux de développement (CLD).

Sous le bâillon, à la dernière minute, le gouvernement libéral a décidé de retirer un droit fondamental aux travailleuses et travailleurs des centres locaux de développement (CLD).

En effet, la nouvelle loi 28 tente de se débarrasser des conventions collectives de certains CLD. Ces dernières ne pourraient pas être transférées dans les villes ou les MRC qui embaucheront les experts en développement régional en provenance de CLD. Rappelons que l’article 45 du Code du travail stipule pourtant que la convention collective devrait suivre dans le cas où les travailleurs effectuent une mission semblable pour un nouvel employeur.

Une disposition similaire pour les syndiqués des CRÉ était déjà incluse dans la version initiale du projet de loi. Avec la nouvelle loi, ces conférences régionales des élus (CRÉ) pourront être remplacées par des tables locales de gestion intégrée des ressources du territoire qui seront directement sous la responsabilité du ministre des Affaires municipales. La mission sera probablement similaire, mais avec une plus grande centralisation des décisions.

« En plus de détruire le modèle québécois de développement local et régional, ce gouvernement ne semble pas tenir en haute estime les droits des travailleurs », affirme Lucie Dufour, secrétaire générale de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

À propos

La Fédération des professionnèles (FP) compte quelque 8 000 membres qui oeuvrent dans plusieurs secteurs, dont celui du développement régional et local (CLD, CRÉ et CDEC).