« L’APTS, nous l’avons vécue pendant plus de cinq ans. Nous en avons vu les résultats forts mitigés pour la mission CLSC. Nous avons également en mémoire nos années à la CSN. »

Sébastien Simard est travailleur social au CLSC de Saint-Romuald. Il considère que l’APTS, présente depuis le vote d’allégeance en 2011, n’a pas su livrer la marchandise promise, soit d’être proactive dans l’offre de services auprès du personnel professionnel et technique du CLSC.

Les perspectives d’une révision en profondeur des services l’amènent à choisir clairement la CSN. « Avec les mégafusions, les employeurs vont fort probablement brasser une fois de plus les gens qui travaillent dans le réseau de la santé et des services sociaux. Et chez nous, cela a déjà commencé, entre autres avec les transferts de travailleurs sociaux vers les GMF. Alors, je m’inquiète pour le futur. Plusieurs réorganisations de services qui entraîneront des déplacements de personnel sont à prévoir. Nous aurons donc besoin d’un syndicat fort pour nous représenter et défendre nos intérêts. Et ce que j’ai vu de l’APTS depuis cinq ans et demi ne me rassure pas. Ce syndicat n’a pas été revendicateur lors des réorganisations. Pour preuve, il n’a pas fait su faire respecter la convention collective lors de la réorganisation des centres de jour, il y a quelques années. Je considère que l’APTS ne détient clairement pas l’expertise à laquelle nous avions accès avec la CSN.

La faiblesse de l’APTS tient dans la façon de donner les services aux membres. Pour la mission CLSC, une seule conseillère donne les services aux membres et une déléguée locale se libère ponctuellement. Au-delà des discours et des engagements, c’est sur son bilan des cinq dernières années qu’il faut juger l’APTS, et ce bilan n’est pas très reluisant. Particulièrement en ce qui concerne les personnes au statut temps partiel occasionnel (TPO) qui n’ont souvent pas de réponses à leurs questions dans des délais acceptables. Des exemples : l’une d’elle a attendu six mois pour avoir une réponse concernant un congé. Une autre qui voulait contester une erreur dans son ancienneté n’a pas eu de réponse depuis un an. Pour vérifier mes dires, je souhaite que vous posiez la question à des TPO dans vos milieux de travail. Il n’y a rien comme faire son propre bilan !

Dans le dossier de la performance du personnel du CLSC, l’APTS n’a pas non plus été des plus proactives. Sur les questions de l’optimisation, de la méthode “ Lean ” et du “ faire plus avec moins ”, cela a pris plusieurs mois à l’APTS avant de bouger. À plusieurs reprises, nous avons dû relancer cette organisation et insister pour qu’elle finisse par enquêter sur la santé mentale des gens. À ce jour, aucun changement n’a pu être constaté concernant les pratiques de l’employeur en regard de la performance. L’employeur maintient ses cibles et sa pression sur nous jour après jour. Nous devons quant à moi retrouver rapidement un équilibre entre la santé mentale de gens et la performance, mais l’APTS piétine dans ce dossier. Il faut mentionner que des personnes, dont je suis, ont offert leur aide sans être interpellées.

Nous sommes face à un choix important et devons tous faire une réflexion. L’APTS, nous l’avons vécue pendant plus de cinq ans. Nous en avons vu les résultats forts mitigés pour la mission CLSC. Nous avons également en mémoire nos années à la CSN. Avec ces deux expériences, nous pouvons faire un choix éclairé. Soyons lucides : plusieurs réorganisations sont en branle et d’autres viendront. En définitive, l’APTS n’a pas l’expertise et la combativité nécessaires pour bien nous représenter dans tous ces changements-là. Moi, mon choix est clair : je vais voter CSN parce que nous avons besoin d’un syndicat combatif, fort et engagé. »