Ces derniers jours, les professeur.e.s des universités ont été invité.e.s par les directions de leurs établissements à transformer leurs cours en « formation en ligne » afin de compléter le trimestre qui a été interrompu le 13 mars dernier, dans le respect des mesures de distanciation sociale décrétées par le gouvernement du Québec.

La formation en ligne serait, de l’avis des directions, l’élément clé de la poursuite d’études universitaires dans le contexte de la crise sanitaire que nous vivons actuellement… et pour les trimestres à venir!

Si les professeur.e.s ont compris l’urgence d’utiliser les technologies de l’information et des communications pour permettre aux étudiant.e.s de compléter le trimestre d’hiver 2020, le projet des directions d’offrir des activités d’enseignement dès le trimestre d’été tient pour sa part d’une incompréhension de ce que représente réellement la mise en œuvre de la formation en ligne : le temps de préparation des activités, l’infrastructure humaine requise pour soutenir les ressources professorales, le matériel technique pour assurer la diffusion, etc.

La Fédération des professionnèles rappelle que l’enseignement s’inscrit d’abord et avant tout dans une relation sociale et l’isolement introduit par la formation en ligne freine l’apprentissage.

Alors que le gouvernement garde ouverte la possibilité de retourner en classe le 1er mai prochain, nous notons que plusieurs directions universitaires se lancent tous azimuts dans la formation en ligne pour les cours d’été. Cet empressement soudain porte à croire que la crise du coronavirus est utilisée comme prétexte à l’avancement de la formation en ligne sans aucun consensus du milieu universitaire.