Une rétroactivité de 16 ans pour les spécialistes en orientation et mobilité
Une rétroactivité de 16 ans pour les spécialistes en orientation et mobilité

Dans une décision rendue le 12 juin dernier, le Tribunal administratif du travail (TAT) a donné raison aux personnes salariées de la catégorie d’emploi de spécialistes en orientation et mobilité (SOM) qui, insatisfaites de la décision rendue par la CNESST dans le cadre du maintien de l’équité salariale 2010, avaient décidé de saisir le tribunal pour contester cette décision. Ces personnes salariées, membres de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP–FTQ) avaient mandaté leurs organisations respectives pour les représenter devant le tribunal.

Cette décision du juge François Beaubien vient couronner de succès la lutte que mènent depuis 16 ans les SOM afin de faire reconnaître leur travail à sa juste valeur. En obtenant un rangement salarial supérieur, l’ensemble du personnel œuvrant dans cette catégorie d’emploi aura maintenant droit à des correctifs salariaux rétroactifs au 31 décembre 2010, avec intérêts.
« C’est une victoire historique, non seulement pour les spécialistes en orientation et mobilité, mais pour l’ensemble du mouvement syndical engagé dans la défense de l’équité salariale », se réjouit Kathrin Peter, présidente par intérim de la FP–CSN. « Ce jugement vient réparer une injustice de longue date et récompenser la persévérance des travailleuses et des travailleurs lésés par l’évaluation de la CNESST. »
Dans sa décision, le juge Beaubien reconnaît l’évolution des tâches de ces professionnel-les et déclare que les responsabilités et les efforts physiques inhérents au travail de SOM sont plus importants que ce à quoi avait consenti le Conseil du trésor et la CNESST.
« C’est la première fois que le TAT vient reconnaitre des modifications dans les tâches et responsabilités pour ainsi renverser les évaluations retenues par la CNESST et le Conseil du trésor dans un dossier de cette nature », explique Sonia Bureau, vice-présidente à l’équité du CPAS-SCFP.« Cette décision vient réaffirmer la nécessité de prendre en compte l’évolution des tâches et les principes d’équité salariale dans l’évaluation des catégories d’emploi. »

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Une force incontournable pour le personnel professionnel et technique

Les syndicats du secteur de la santé et des services sociaux sont ceux qui représentent le plus grand nombre de membres à la Fédération des professionnèles (FP-CSN). Ces professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrent au sein des différentes missions du réseau : centres jeunesse, centres de réadaptation, centres hospitaliers, CLSC et CHSLD, aujourd’hui tous regroupés au sein de l’entité Santé Québec.

En plus de sa présence dans le secteur public, la FP-CSN représente également le Regroupement Les sages-femmes du Québec et des professionnèles de médecines non conventionnelles, comme l’Association des acupuncteurs du Québec.

Une expertise en négociation

La FP-CSN détient une expertise indéniable dans la négociation et la défense du personnel professionnel et technique. Son expertise est reconnue partout et, par le biais d’une démocratie locale bien vivante, ses membres participent activement aux améliorations des conventions collectives dans la santé et les services sociaux. Dans le secteur public, la FP-CSN possède sa propre table de négociation sectorielle nationale concernant les conditions de travail qui s’appliquent aux membres de ses syndicats affiliés du secteur de la santé et des services sociaux. La nouvelle convention collective comprend d’ailleurs des avancées significatives pour les conditions de travail et de pratique de nos membres. 

Le bureau fédéral du secteur de la santé et des services sociaux (BFSSSS) est l’instance de négociation pour ce secteur. Il est composé de délégations des syndicats locaux qui sont élues par leur comité exécutif. Le BFSSSS fonctionne en recherchant le consensus. Cette procédure permet des discussions approfondies qui tiennent compte des réalités des syndicats, provenant d’une mission ou d’une autre, de disciplines et de professions variées.

La négociation sectorielle sur les conditions de travail se déroule selon les étapes suivantes:

  • Consultation des membres des syndicats
  • Mise en commun et harmonisation au sein du BFSSSS
  • Assemblées générales pour accepter le projet de revendications de table sectorielle
  • Harmonisation des amendements et des nouvelles propositions en BFSSSS
  • Dépôt et négociations avec le Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux (CPNSSSS)
  • Évolution de la négociation selon décisions prises en BFSSSS
  • Assemblées générales pour accepter l’entente de principe

Négociation à la table centrale

La FP fait également partie des quatre fédérations du secteur public de la CSN qui font alliance pour la négociation de plusieurs matières pécuniaires : salaires, régime de retraite, droits parentaux, disparités régionales, assurances, durée de la convention collective et toute autre matière que les fédérations souhaitent porter d’une seule voix à la table centrale. Cette négociation implique plusieurs centaines de syndicats de la CSN, qui représentent 170 000 travailleuses et travailleurs du secteur public en  santé et services sociaux, en éducation et dans les organismes gouvernementaux. Tous les membres de la FP sont consultés tant sur les revendications de table centrale que sur l’adoption de l’entente de principe.

Conditions de travail