Avant la fusion de 2011, nous avions un syndicat CSN, dans lequel j’étais impliquée, mais nous sommes ensuite passés à l’APTS.

Pour les gens du CLSC avec qui je travaille, ce n’est pas très concluant parce qu’ils avaient connu auparavant une vie syndicale très active, très proche des gens avec la CSN. On était alors une équipe syndicale mobilisée et surtout mobilisante.

Ce que les gens aimaient, c’est le retour rapide du syndicat sur leurs problèmes ou sur l’application de la convention collective. Les gens nous interpellaient, ils s’attendaient à autre chose que de se faire répondre que c’est du domaine du droit de gérance de l’employeur.

La structure de l’APTS fait en sorte que la conseillère en porte beaucoup sur ses épaules. Dans les discours de l’APTS, ils se présentent comme des spécialistes des relations de travail, comme des gens neutres, parce qu’ils ne proviennent pas du milieu de la santé et des services sociaux. L’APTS se vend comme une espèce de syndicat clé en main, qui s’occupe de la gestion de la convention collective à la place des gens, alors que la protection des droits appartient à tous.

C’est sûr que je ne suis pas neutre parce que ça touche mes conditions de travail et celles de mes collègues. Mais justement, parce que je suis dans le milieu, parce que que j’ai un fort sentiment d’appartenance, parce que je suis une professionnelle, je veux que ça marche.

Moi, je crois à cette force-là, parce que j’ai vu les résultats que ça a donnés par le passé. Ça nous prend un discours engagé pour garder les membres actifs dans la défense de leurs conditions de travail, et je ne sens pas ça de la part de l’APTS.