Après avoir expliqué le contexte de la création du réseau de l’Université du Québec (UQ), qui visait notamment à consacrer la gestion collégiale au sein des établissements du réseau, Louise Briand a rappelé les nombreuses entraves et attaques soutenues à l’encontre de la représentation des professeur.es de l’UQO au sein du conseil d’administration de l’institution au cours des dernières années. Elle a aussi présenté les divers griefs déposés par le Syndicat des professeurs de l’UQO (SPUQO-CSN) pour soutenir la représentation des professeur.es et la collégialité.

Rappelons que sur les 16 sièges du conseil d’administration de l’UQO, trois postes sont réservés aux professeur.es. Les administrateurs externes, au nombre de 7, sont cooptés par la direction. Depuis 2012, au moins huit expulsions ou exclusions de professeur lors de séances du CA ont eu lieu. Depuis 2014, quatre sentences arbitrales ont confirmé les droits des professeur.es et ordonné à la direction de l’UQO de mettre en œuvre des pratiques de gouvernance qui respectent la lettre et l’esprit de la Loi sur l’Université du Québec.

« Le personnel académique doit jouer un rôle central dans les prises de décisions des universités. Or, depuis la création du réseau de l’UQ, les offensives gestionnaires à l’encontre de la gestion collégiale se multiplient. C’est sur les luttes syndicales qu’a reposé l’idéal de démocratisation que représentait le réseau de l’UQ, et c’est sur ces luttes qu’il doit reposer encore aujourd’hui », affirme Louise Briand.

Rien pour améliorer la situation, de nouveaux administrateurs à l’UQO recevaient récemment une nouvelle « formation maison » qui oblige tout membre du CA à être solidaire de toutes les décisions du CA et qui interdit la consultation des mandants, sous prétexte que cela constitue un « coulage d’information ».

Le forum de l’ACPPU se déroulait sous le thème des griefs en milieu de travail académique et visait les agents de griefs principaux. La spécificité du milieu de travail académique tient à la liberté académique, à la gouvernance collégiale et aux processus de travail et mesures de protection de l’emploi associés au système de prise de décisions par les pairs relatives à l’octroi des promotions et de la permanence.

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