Des professionnel-les, des techniciennes et des techniciens du CIUSSS de la Capitale-Nationale ont manifesté sur l’heure du midi, le 24 novembre, devant les bureaux des représentantes et des représentants du Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux (CPNSSS) à Québec.

C’est en scandant « On mérite mieux que des grenailles » que les participants ont voulu interpeller directement leur employeur sur l’urgence d’ajouter des ressources, surtout financières, pour corriger les nombreux problèmes du réseau de la santé et, du même coup, améliorer les services à la population qui a des besoins grandissants.

Poursuivant les mêmes objectifs, le syndicat des membres de la catégorie 4 du CHU Ste-Justine a inondé d’une centaine d’enveloppes vides les bureaux montréalais du CPNSSS afin de signifier leur mécontentement face au manque de moyens offerts, dans le cadre de la négociation. Un dernier colis contenant des photos de travailleuses et de travailleurs qui subissent les conséquences de la crise dans le réseau a été envoyé aujourd’hui à titre de rappel que ces choix affectent de vraies personnes.

« Le gouvernement ne peut pas à la fois admettre que le réseau est affaibli et, en retour, ne rien faire, s’indigne Danny Roy, responsable des négociations du secteur public à la Fédération des professionnèles (CSN). Nous avons devant nous des employeurs qui reconnaissent plusieurs des problèmes vécus par le personnel, mais qui ne mettent pas sur la table les ressources suffisantes pour qu’on puisse les régler. Quand les membres prennent leur pause du dîner pour venir manifester directement devant les bureaux de la partie patronale, c’est qu’il est temps que les choses bougent. »

Nicole Cliche, présidente du syndicat, a tenu à rappeler les conditions déplorables que vivent au quotidien ses collègues. « Cela fait des années qu’on répète qu’on voit nos conditions de travail et de pratique se détériorer et qu’à force de toujours couper dans le réseau, le personnel ne sera plus en mesure de donner les services à la hauteur de leur capacité. La surcharge de travail, les heures supplémentaires qu’on ne déclare pas pour terminer un dossier, les équipes qui sont réduites, les difficultés à prendre des congés ou à concilier travail-famille-vie personnelle et le manque de support psychologique sont tous des conséquences liées à un important manque de ressources. Pour appuyer ceux et celles qui soutiennent la population, il faut investir davantage et il faut arrêter d’uniquement les remercier », explique Mme Cliche.

Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), était également présente pour afficher son soutien à cette action. « Dans toutes les régions, les travailleuses et les travailleurs du secteur public font entendre leurs insatisfactions par rapport à la façon dont se déroulent les discussions aux tables de négociation. Les membres de la CSN accentuent les moyens de pression pour tenter de montrer qu’on ne peut plus continuer comme ça. Il faut que M. Legault et ses ministres répondent à leurs besoins et cessent de les laisser s’épuiser au travail. »

Les négociations entre la FP-CSN et le CPNSSS durent depuis plus d’un an et les avancées faites depuis le début du processus n’ont toujours pas permis d’en arriver à une entente. Le principal obstacle réside dans les moyens proposés par la partie patronale, qui ne permettent pas d’instaurer de solutions pérennes.

Renseignements :
Justin Arcand
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