La Fédération des professionnèles (FP-CSN) salue l’intention du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, de faire reconnaître les maladies psychologiques liées au travail, de façon à ce qu’elles soient reconnues et indemnisées plus facilement. Elle invite également le ministre à aller plus loin.

« Il est temps que le législateur se penche sur cette problématique du travail qui est trop souvent sous-estimé et même ignoré, estime Danny Roy, vice-président de la FP-CSN. Les problématiques de santé psychologique sont multifactorielles, mais nous savons que les projets d’organisation du travail, qui ont intensifié la charge de travail avec l’appui des employeurs, doivent aussi faire partie de la réflexion. » Depuis des années, les syndicats de la fédération travaillent à faire reconnaître les problématiques de santé psychologique puisqu’elles affectent fortement les professionnels et techniciens œuvrant tant au sein du secteur public que privé.

En effet, les employeurs devront donc se pencher davantage sur la prévention et surtout ne plus encourager des pratiques qui rendent les milieux de travail toxiques. Les propos du ministre révélés dans Le Soleil sont donc un pas dans la bonne direction, mais il ne faut pas perdre de vue la source du problème.

La surcharge de travail et la charge mentale, qui découlent souvent d’une perte d’autonomie professionnelle par une uniformisation du travail, d’une augmentation des tâches administratives, d’une obligation de performance et d’un manque d’effectifs doivent donc devenir une priorité. C’est d’ailleurs ce que compte faire la Fédération des professionnèles lors de la prochaine ronde de négociation du secteur public, en invitant le gouvernement à traiter ces problèmes criants auprès des intervenants professionnels et techniciens du réseau de la santé et des services sociaux.